Le_livre_de_la_semaine_La_fille_de_papier_de_Guillaume_Musso_en_librairie_le_1er_avril_reference      "Quand la vie ne tient plus qu’à un livre"   

 

Résumé :

 

« - C'est moi : Billie ! dit-elle comme une évidence en remontant le plaid sur ses épaules.

 

Je remarquai qu'elle frissonna, et que sa bouche tremblait. Pas étonnant : elle était trempée et la salle était glaciale.

 

- Je ne connais pas de Billie, répondis-je en me dirigeant vers le grand placard en noyer qui me servait de fourre-tout.

 

Je fis coulisser la porte et, en fouillant dans un sac de sport, je mis la main sur un drap de plage aux motifs hawaïens.

 

- Tenez ! criai-je en lui jetant la serviette depuis l'autre bout du séjour.

 

Elle l'attrapa au vol, s'essuya les cheveux et le visage en me défiant du regard

 

. - Billie Donelly, précisa-t-elle en guettant ma réaction.

 

Je restai plusieurs secondes immobile, sans vraiment comprendre le sens de ses paroles. Billie Donelly était un personnage secondaire de mes romans. Une fille plutôt attachante mais un peu paumée, qui travaillait comme infirmière dans un hôpital public de Boston. Je savais que beaucoup de lectrices s'étaient reconnues dans son personnage de girl next door qui enchaînait les histoires d'amour foireuses.

 

Interloqué, je fis quelques pas dans sa direction et braquai la lampe sur elle. De Billie, elle avait l'allure élancée, dynamique et sensuelle, la frimousse lumineuse, le visage un peu anguleux, piqué de discrètes taches de rousseur.

 

Mais qui était cette fille ? »


 

 

 

 

 

Voilà à peu de chose près l’extrait que j’ai lu à la sortie du bouquin. Bon je suis fan de Musso (et de Lévy et de Coben et de Djiann etc) mais bizarrement là j’adhérais pas trop (m’enfin je devrais le savoir qu’il ne faut pas se fier aux apparences ! ! ! ). Donc comme je n’étais pas trop emballée j’attendais patiemment la sortie du poche. Jusqu’à une de nos discussion « littéraire » entre collègues (nan nan on n’est pas des intellos juste des filles qui aiment lire et qui s’échangent les bouquins lol) et que Nat me sorte : ralalala moi je l’ai dévoré, je te le prête si tu veux….. Allez zou emballé c’est pesé, j’en ai marre de passer mes soirées à tenter le crochet et à juste arriver au stade chainette ; et Coupe du monde aidant l’Hom a pas trop de conversation en ce moment (mais je t’aime quand même mon Amour t’inquiète).

 

 

 

Hier soir je l’ai ouvert, et je n’ai éteint la lampe de chevet qu’une fois le dernier mot lu….. J’ai été happée par cette histoire invraisemblable d’un écrivain qui rencontre l’héroïne tout droit sortie de son imagination, cet homme incapable de remonter la pente, l’amitié dont il était entouré, l’amour qui lui tend les bras, tous les chapitres qui commencent par des titres de chansons ou des citations, une course effrénée contre le temps, un bouquin voyageur qui va changer la vie de ceux qui le touche…. Enfin bref à mon avis du grand Musso avec sa fluidité d’écriture, ses personnages dans lesquels l’on arrive toujours à se retrouver, et puis cette facilité à faire travailler mon imagination….Alors bien sur les puristes vous diront que ce n’est pas du Kahfka mais moi je m’en fous il m’a fait rêver… et comme Billie je suis tombée dans son monde.

 

 



Je finirais juste avec ces quelques mots volés au roman et qui en sont, à mon humbe avis, le reflet :  "Le lecteur peut être considéré comme le personnage principal du roman, à égalité avec l'auteur, sans lui, rien ne se fait "



Ils sont d’Elsa Triolet  celle pour qui le grand Aragon a écrit les yeux d’Elsa….